Don d'organes ou de son corps à la science


























LE DON D'ORGANES

La transplantation d’organes, par son évolution constante et par la maîtrise des phénomènes de rejets, sauve, de nos jours, la vie de milliers d’individus. Les hôpitaux cherchent sans relâche des donneurs d’organes. La guérison, voire la survie, de nombreux malades réside dans l’attente d’une transplantation. Certaines pathologies liées à la malvoyances ou occasionnées par de graves brûlures sont également traitées à l’aide de tissus transplantés. Cette pratique semble peu à peu s’ancrer dans les mœurs, mais elle soulève toujours des questionnements humains, éthiques et sociaux. La  méconnaissance du sujet, la crainte du trafic d’organes sont là autant de réticences. Pourtant, même la plupart des  religions s’entendent sur le fait qu’un don peut sauver une vie… Mais la pénurie d’organes reste énorme, et de ce fait les listes d’attente ne cessent de s’allonger.

Les personnes qui désirent être reconnues en tant que « donneur potentiel » peuvent porter sur elles une carte de donneur. Légalement, celle-ci n’est pas valable mais ce document énonce clairement la volonté de l’individu. Mieux vaut, malgré tout, que l’entourage proche soit également informé afin d’être un relais fiable de cette prise de position.

Autre solution, il s’agit de se rendre au service population de l’administration communale et d’y compléter gratuitement un document stipulant formellement le désir d’être « donneur d’organes » après son décès. Cette déclaration peut être révoquée par le signataire, mais par contre l’entourage familial ne peut en aucun cas contester l’application de ce don lors du décès.

En pratique…

Lorsque une personne est déclarée en « état de mort cérébrale », le prélèvement des organes peut s’effectuer, et ce quel que soit l’âge de la personne. Attention, cet état de « mort clinique » doit être constaté par procès verbal. Ce dernier sera rédigé par trois médecins qui ne dépendent ni de l’équipe de transplantation, ni de celle de prélèvement.
Il s’agira ensuite d’agir rapidement. L’enlèvement des organes et la suture du corps se feront dans les plus brefs délais afin de rendre la dépouille mortelle aux proches pour l’inhumation. Pour les dons de cornées ou de valves cardiaques, il est encore temps d’agir dans les quelques heures qui suivent le décès. L’accord de la famille sera requis. Celle-ci peut accepter même si le défunt n’avait pas demandé à être reconnu comme « donneur ». Les identités des donneurs et receveurs resteront secrètes.

Saviez-vous que…

L’on peut consentir à donner des cœurs, poumons, foies, reins et pancréas mais aussi, les yeux, la peau, les tendons, les veines, les os, les valves du cœur et les îlots du pancréas…Finalement, une vie peut en sauver plusieurs !

 

LE DON DU CORPS A LA SCIENCE

Concrètement, il s’agit là de donner son corps à des établissements de recherches afin de faire progresser la médecine, les techniques opératoires ainsi que le savoir-faire des étudiants ou encore des chercheurs. Ce don est un acte qui peut être posé par toute personne majeure n’étant pas sous tutelle, la famille n’a aucun pouvoir vis-à-vis de cet engagement.

En pratique…

Le donateur doit tout d'abord  formuler personnellement sa décision de son vivant, par une déclaration de don écrite en entier à la main sur papier libre, datée et signée. Ensuite, ce document sera envoyé au secrétariat de l’université de son choix (comportant un service « don de corps ») qui, par retour de courrier, enverra un formulaire à compléter. Une fois le dossier rempli, une carte de donateur sera attribuée. Elle devra être signée par la personne concernée, et, toujours en sa possession. (Bien souvent on l’attache à la carte d’identité.)

Lorsque le décès surviendra, l’établissement désigné prendra possession du corps dans les 24 à 48h lorsqu’il aura été établi que tout problème médico-légal est exempté et pour autant qu’il ne soit pas soumis à autopsie. Il sera ensuite embaumé et mis à disposition pour de multiples travaux anatomiques. Quelles que soient les interventions exécutées, les praticiens reconstituent, à la fin des séances, chaque corps ayant rendu ces recherches possibles, dans le souci du respect de son intégrité.

Lorsque toutes les études ont pu être menées à terme, l’inhumation peut avoir lieu. C’est ainsi qu’entre le don du corps et son inhumation, plusieurs semaines, mois, voire années peuvent s’écouler. Sauf demande expresse des proches, l’université n’avertit pas du jour de  l’inhumation mais bien de l’endroit où repose la dépouille du donateur. Si l’université manque de corps et que c’est elle qui est en demande, elle s’occupera de l’inhumation du défunt mais avec un service funèbre minimum (service indigent). L’enterrement aura lieu dans la commune de l’université. Par contre, lorsqu’une personne a émis de son vivant, le désir de donner son corps à la science, c’est à la famille d’intervenir pour les funérailles. L’université ne participera en rien. Afin d’éliminer tout malentendu, il est important de mettre par écrit les postes éventuellement pris en charge par l’établissement de recherches. Lorsqu’une entreprise de Pompes Funèbres est liée par convention avec l’université, la famille n’a pas à payer les prestations de cette société. Elle fera appel à l’entrepreneur de son choix et décidera, avec ce dernier, du déroulement de l’inhumation.

 

Tout ce qui concerne le don d’organes, et du corps à la science s’effectue par des médecins et dans un milieu hospitalier. Les Pompes Funèbres ne sont en aucun cas autorisées à pratiquer ce genre d’interventions. Il nous paraissait cependant important de réserver quelques lignes de notre espace web à ce sujet sensible. D’une part car de nombreuses questions nous sont posées chaque jour à ce propos, d’autre part car nous rencontrons trop souvent des personnes décédées par absence de transplantation. Nous pouvons tous être donneurs, mais tous pouvons également nous trouver inscrit dans une liste d’attente de dons d’organes… Pensez-y !

 


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